De fil en aiguille – Felipecha

juin 6, 2009 par folespoir

 

Blue bird - Pola

 

«On ne se sème pas soi-même, peut importe le nombre de kilomètre parcouru, on ne se distance pas de sois. Mais comment fait-on, comment fait-on dis-moi quand c’est le vide qui rempli tout l’espace ? Je suis un corps vide, une âme vide, des yeux vides, un sourire qui hurle. It’s ok. It’s allright.
Je suis vide. Fait avérer et certain à présent. De fil en aiguille mon coeur devient de plus en plus petit comme s’il savait bien que l’amour était vain. De fil en aiguille les jours passent et moi je traîne, je traîne, je traîne… J’égraine un temps qui passe sans sens.  Mécanique du coeur qui tombe comme un tambour, comme un marteau, qui me rend sourde de douleur et malade à en vomir.
Tu me manques. Parmis eux je suis transparente comme les parois de verre de Syphadélia, je suis un fantôme qui masque sa peine, comment leur dire que tu me manques à m’en flinguer, à m’en laisser mourir au bord de la vie. J’aimerais qu’on m’envoie en cure, qu’on purifie mon âme, qu’on allège mon esprit, qu’on me renforce. Et pouvoir te dire sans pleurer, sans trembler…
Tu es mon Parallèle. Peut importe la route que tu empruntes, peut importe la distance qui nous sépare, le mal qui me brûle, peut importe le temps long comme des années lumières… J’ai dans ma main celle de l’enfant-lune qui parfois me parle de toi, doucement, penché au creux de mon oreille. Tu es mon Parallèle et je crois qu’il y a entre un nous un fragile fil de soie qui s’étend, s’étire et nous resserre dans le courant de la vie. Tu es mon Parallèle ma parcelle de liberté n’importe où sur cette terre, ce souffle qui m’apaise et me vril. Tu es mon Parallèle et j’espère être à toujours le tien.»

L’homme en costume – Aliose

mai 6, 2009 par folespoir

 

 

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«Je marche nue. A chaque pas mon âme s’écorche, s’arrache, chaque pas m’éloigne un peu plus de toi. Chaque pas me fait violence. Je marche nue depuis des mois, le coeur à vif derrière des barrières de sourires figés. Creuser la distance, anésthésier mes pensées, m’exploser contre tout les murs et couvrir ma peau de bleus. Je ne marche pas droit, je tangue comme un navire à la détresse, j’ai de la fièvre dans le corps, des nuits sans sommeil accrochées à mes paupières. Penses-tu à moi encore ? Tu me manques. Peut importe les rencontres, les visages, les mots. Je ne suis plus qu’un corps sans coeur, qu’un corps qui ment. Peux-tu m’entendre quand j’hurle dans le vent ? Quand je parle tout bas, quand je me parle à moi, quand je te parle à toi.
Je marche nue sur des chemins de fer. C’est un peu comme connaître l’enfer, c’est un peu comme être plus vraiment sois-même. J’aimerai juste trouver un endroit pour tomber, m’arrêter, m’effondrer, plonger dans un long coma sans douleur. Qu’on retire le mal de mes veines, la fatigue de mes peines. Que quelqu’un plante une intraveineuse dans le bras pour m’injecter de la paix. Je ne sais plus qui je suis. Je ne sais plus ce que je fais. Je ne sais plus où je vais. Je reste là, à perdre des lambeaux de moi à chaque pas vers demain.
Je marche nue. Je ne veux pas de vêtements, je ne veux pas de pansements, je ne veux pas d’aide. Je marche nue désormais, la chair à vif, les émotions à fleurs de peaux. Peut-être juste me coucher dans l’herbe, devenir un monticule de terre où pousseront des fleurs de pluies. Je suis en train de mourir de l’intérieur tu sais. Il y a quelque chose de mort en moi que je cache derrière de la colère, un optimisme feint et forcé à l’excés, des formules toute faite. Il y a quelque chose de mort en moi qui la nuit me dévore et me ronge l’âme. Le monde est devenu si pâle depuis ton départ.
Je marche nue, ma démarche est automatique, comme les répliques, comme les sourires, comme les projets. Tu n’imagines même à quel point j’ai envie de leur hurler que tout cela m’ennuie et ne m’intéresse pas. Je ne suis plus que l’ombre de moi qui se dérobe derrière des masques. Je crois que j’ai besoin d’être seule, vraiment seule, qu’on me mette en quarantaine. On se sent prisonnier derrière les faux-semblants, on se sent fragile le soir dans son lit. C’est idiot mais j’aimerai juste une paire de bras pour m’entourer et me tenir chaud. J’aimerai juste en endroit où je me sente…
Bien.
Mais en attendant, je marche nue, poitrine ouverte face au vent car après nous il ne reste rien de moi.»

«Car après nous, il n’y a que la solitude pour me tenir chaud. Alors embrasser ses bras, m’y blottir toute entière, laisser le silence ce faire autour de moi. Et peut-être retrouver ma route, cesser d’être mal.
Je marche nue, tu sais bien pourquoi. Tu sais bien comme on se sent l’âme écorchée, sauvage, malade, fragile. Toute ma force se dilue pour masquer le mal, pour sourire, pour me forcer à… Dis-moi, crois-tu sincèrement à ma guérison ?
Crois-tu vraiment qu’on puisse guérir de toi ?»

Heartstopper – Emiliana Torrini

avril 7, 2009 par folespoir

 

 

 

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«Dis-moi qu’il battra encore, dis-moi qu’il n’est pas mort, dis-moi que tu te bats encore ? dis-moi quand se lève l’aurore.»


Wonderful world – James Morrison

janvier 30, 2009 par folespoir

 

 

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«Comment te dire ? Les mots me paraissent tous dérisoires mais je vais tenter quand même de composer avec eux. Tu sais quand on est enfant nos parents nous racontent des contes de fées, de princesses, de héros intrépides, de méchantes reines et de pays merveilleux. Enfant tu t’endors calmement, rêvant que tu es une princesse endormie, un prince courageux pourfendant des dragons. Le temps passe, tu grandis, inévitablement. Tu te rends compte que la vie n’a rien d’un conte, qu’il n’y trop peu de fin heureuse et de justice. Tu t’écorches les rêves en te frottant chaque jour au quotidien et tes nuits deviennent blanches. Tu vis de grandes plages de temps qui se superposent les unes aux autres, sans saveur. Et puis… il y a eu toi.
Semblable à un rayon de soleil tu t’es glissé dans ma vie sans rien y déranger en y mettant juste un peu de chaleur. Mais déjà te retrouver chaque jour m’était nécessaire, déjà ta place dans ma vie était établie, comme ça, simplement. Je t’ai aimé dès nos premiers mots. Comment te dire que depuis ce jour la ma vie ne passe plus toute à fait de la même façon, ce n’est plus du temps vide, c’est du temps avec toi. Les nuits ne sont plus blanches mais baignent dans cette clarté orange. Tu as coloré mon monde qui depuis est aussi le tien. Quel est ton pouvoir magique ? Comment as-tu fait pour faire de cette vie sans sens un conte de fées ? Je te vois déjà te dire que cela n’a rien d’un conte, que tu n’es pas si fabuleux, que tu m’as fait du mal aussi. Ce n’est pas ce que je retiens de nous.
Tu es l’autre moitié de moi, ma part manquante, mon Parallèle. Un conte de fées c’est aussi fait de méchantes reines, de sorciers noirs, de zones d’ombres. Je souris. Je me dis qu’encore une fois je vais paraître niaiseuse à souhait mais je m’en fiche pas mal. Tu es mon prince, un prince atypique c’est certain puisque tu es ce prince citrouille avec des pouvoirs magiques insoupçonnés. Comment te dire comme je t’aime ? Je n’ai pas encore trouvé les mots mais je sais qu’à l’intérieur de toi tu le ressent. Tu es ce rayon vert sur mon horizon. Regarde, je tiens ta main dans la mienne et l’infini est là, juste là, aux creux de nos mains jointes. Alors je ne crains rien. Puisqu’on dit que l’amour est plus fort que tout, de mon souffle brûlant je mettrais ce monde à tes genoux. Tu vas vivre. J’ai foi en toi, j’ai foi en nous, mon Parallèle. Tu es mon poème, l’oxygène à ma flamme.»

 

Constellations – Jack Johnson

janvier 15, 2009 par folespoir

 

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Elle est mes nuits blanches, mon espoir, mon tout
Elle est mes pensées, l’ombre éclairée qui me suit
Elle est la vague à mon âme qui sur mon île s’échoue
Elle est ma musique, ma folie, une ode à ma vie,

Elle est mes sourire-soupirs, mes voyages insensés
Elle est mon trésor sur cette terre désenchantée
Elle est mon souffle sur mon rouge et mon bleu
Elle est mon havre et mon paradis en mieux

Elle est mes doigts qui courent sur les mots
Elle est l’instant que je respire à demi-mots
Elle est la pluie d’or sur mes rêves tenaces
Elle est Princesse lunaire qui dessine dans l’espace…

…de nous

De nous.


Fly me to the moon – Frank Sinatra

janvier 7, 2009 par folespoir

 

 

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«1, 2, 3, soleil ! Toi, l’enfant-lune, moi et rien d’autre. De loin c’est vrai, on dirait un assemblage étrange, quelque chose d’improbable. C’est peut-être cela que j’aime, notre improbabilité. Sauf que nous sommes là, encore une fois, j’ai laissé ma main courir sur la feuille pour nous réunir. Nous voilà, léger, mystérieux, incompris mais heureux d’être ensemble. C’est nous et on est bien.»

 

Maybe not – Cat Power

novembre 19, 2008 par folespoir

 

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«Si rien ne bouge le ciel devient rouge. On est pourtant pas sur Mars me diras-tu, effectivement. Je reste dans un autre espace temps ou chaque jour est pareil. Ça ressemble à l’océan, l’espace, en beaucoup plus vide. Faire ce vide en moi, juste là au creux de mon âme pour ne plus rien sentir. Anesthésie par l’absence. Mes mains tremblent par moment, fermer les yeux, respirer et puis attendre le vent. Un vent de changement.»

 

Happy ending – Mika

avril 21, 2008 par folespoir

 

«Tu es le seul essentiel qui me constitue. J’ai besoin de vivre avec toi, de sentir ta peau courir sous mes doigts, me suspendre à ton souffle, écouter ton coeur qui bat. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de ton amour mais je ne sais que te blesser. Je m’en veux d’être aussi dévastée, de ne plus savoir quoi faire et de ne pas arriver à te rendre heureux. Je suis perdue au milieu des décombres de mes certitudes, je ne peux pas me relever sans toi mais je n’arrive pas à croire que l’aurore viendra. Il fait noir, il fait nuit, je dérive et j’oublie. Si tu ne marchera bientôt plus avec une canne, j’ai l’impression d’être restée en fauteuil roulant. Je ne sais plus marcher, je ne sais pas comment faire pour que l’on puisse avancer sans se casser la gueule. Je ne voulais rien voir, rien savoir de ta fragilité. Je voulais que tu te sentes bien, que cela n’ait pas d’importance. Je t’aime et je t’aime entièrement, cela veut dire tout prendre en compte. Ça te laisse un peu plus lourd et un peu moins d’espoir à chaque fois, ça te laisse désemparé. On efface et on recommence. On ne peut pas effacer. On continue et on s’enfonce, comment fait-on pour se relever ? Je ne veux pas de silence entre nous. J’ai assé eu de silence durant ton sommeil. Seulement un jour, un jour, un jour que je ne vois pas venir. J’erre dans la nuit, je me cogne aux murs, je m’écrase sur la route et me perds dans les étoiles. S’il te plaît, prend-moi par la main et remontons le temps.»

«J’ai senti ta main dans la mienne, ta main glisser de la mienne. Et le noir est tombé sur nous. C’est la fin de l’idylle, le spectacle est fini, les projecteurs éteints. Mais… On n’avait pas fini de s’aimer, tout allait commencer là, dans la réalité. Alors, nous avançons dans l’ombre, nous avançons comme si ce n’était rien, le noir. Comme si nous y voyions quand même et nous nous cognions à des réalités que nous voulions occulter comme elles, elles nous avaient oubliés. Nous tombons, chacun de notre côté. Chacun de l’autre coté. De la réalité. De la scène. Je ne sais pas t’atteindre hors de cette lisière, entre les mots et les silences. Entre l’illusion et l’espoir. Je ne sais pas comment te rejoindre là où tu es tombée, là où tu as troqué tes cailloux pour des doutes. Là où tu t’es fracassée et d’où tu n’arrives plus à te relever. L’un et l’autre derrière ce mur invisible mais si imposant. Je n’ai que des mots à te souffler, des mots qui ne m’appartiennent pas. Je n’ai que ça, de l’inconsistant, du souffle, des bruissements, parce que ce sont les seuls à pouvoir infiltrer les murs comme celui-là. Et j’attends que tu crèves ce silence, un appel, un écho pour me guider, pas à pas, funambule sur le fil de tes mots, je n’ai peur que du vide de tes silences. De ta voix, suivre le son en oubliant le reste. Etre en éveil, à la moindre variation de tes états d’âmes. Au bout du noir, te trouver, te retrouver et te relever. Tant pis si l’aurore ne se pointe pas. Prendre à nouveau ta main, rallumer les étoiles pour demain, quand le noir reviendra, et devenir alliés de la nuit.»

 

The Scientist – Coldplay

avril 21, 2008 par folespoir

 

 

«La pluie tombe derrière la fenêtre, la pluie tombe et mes pensées filent avec elle. Si nous étions ensemble, ici et maintenant ce serait un bonheur trop grand pour que la vie l’accepte. J’avais dans ma tête anéanti et réfuté tous les obstacles qui s’opposaient à nous. Je ne leur ai accordé aucune importance et j’ai eu tort. J’ai eu tort de vouloir les effacer en les niant. Je dois faire avec. Faire avec ce temps qui passe sans toi, le travail qui passe entre mes doigts, et la vie qui file au loin de moi. Devenir allié du silence, ami des jours perdus. Ma vie se passe sans que j’y prenne part. Je la regarde se dérouler avec un détachement et un ennui profonds. Elle est vide de sens puisque tu n’es pas là pour l’habiter. Elle ressemble à un fleuve gelé, tout file en dessous de la glace et personne ne le voit. Mes drames intérieurs sont des courants d’eau claire qui me laissent plus fragile à chaque fois. Je suis le fleuve recouvert de glace, la vie glisse sur moi, le temps passe, mais le printemps ne vient pas. Il fait beau, les gens viennent, je m’occupe, je sors, je fais valoir mon droit d’existence. La glace est toujours là, la glace sera toujours là pour t’abriter en moi, trésor secret et intouchable. Je serai ton château fort, ni de pierre, ni de verre…»

«J’ai ouvert les yeux sur un ciel voilé. J’ai ouvert les yeux et la nuit avait filé… sous mes paupières. J’avais encore dû errer au bord du précipice de l’ennui là où les ombres s’allongent et deviennent plus grandes que nous, bien plus grande. Nul ne servait de courir, on ne sème son ombre qu’en s’envolant et je n’ai pas d’ailes. Je ne suis pas du ciel. Alors je suis resté planté sur ce banc glacé, à attendre je-ne-sais-quoi. Peut-être la mort, pour enfin renaître. Tu crois ce qu’il a dit ? Que nous sommes telles des bombes à retardement et que, à nous deux réunis, nous nous exploserions ? Ou serait-ce la Terre que nous ferions sauter ? J’ai eu tort, lui raison, toi espoir. Moi le noir, toi le rouge, lui le pouvoir, moi la folie, toi la passion, lui le dernier mot. Lui le dernier mot; Nous le silence. L’ennui c’est peindre en blanc sur une toile blanche. Les couleurs sont à venir, j’ai commencé à choisir une couleur. Je sais déjà ce que je souhaite dans ce ciel incertain. Je peindrai quand la peinture séchera, après la pluie. Un cerf-volant vole derrière ta fenêtre, un cerf-volant vole, crève le ciel d’un rayon vert et file vers toi…»

 

Hey there Delilah – Plain white T’s

avril 21, 2008 par folespoir

 

«Je glisse dans ce monde lentement, abîmes sans fin qui m’aspirent comme le temps, un air anodin, l’air de rien. J’existe sans parvenir à être moi. Je suis hors de moi, je glisse. À côté des autres, à côté de moi. Je ne fais pas exprès, je fais ce que je peux là d’où je ne suis pas. À me prendre par la main et avancer; à glisser ma main dans celles d’inconnus et à apprendre de leur vie, le furtif, le décousu. De profond, je ne saisis que leurs mots, leur silence, leur semblant et devine le reste, l’essentiel. L’essentiel ou l’insignifiant de l’être ? Là, sur le rebord du monde, c’est toujours le même voilier qui attend, le même train que je ne prends pas. Toujours la même étoile qui brille là haut. Le même écho. Fuir dans les étoiles et s’imprégner de rêves en filaments. Je n’atteints ni la mort ni la vie. Je m’ennuie. Et je fuis, en avant, en avant. Au plus près de toi, mais toi non plus, je ne t’atteints pas. Ou juste du bout des mots, au souffle de la voix. C’est tellement peu quand j’ai tant besoin de te prendre dans mes bras…»

«L’absence me broie. Je ne la fuis pas, je ne la combats pas. Elle est devenue mon ombre, l’espace qui se dresse entre le monde et moi. C’est doux de t’attendre mais bien cruel parfois. Je ne désir pas combler le vide, car rien n’est assez fort pour l’emplir entièrement sinon ta présence. Je ne suis plus vraiment là, je ne suis pas encore vraiment ailleurs. Je vis hors du monde, seul le temps m’atteint. Seul le temps décompte les jours, les semaines, les mois me retenant par le bras dans une réalité que je ne reconnais pas mais qui est la mienne pourtant. Je suis étrangère à la vie que je mène. J’ai l’impression que bientôt je vais rentrer chez moi, mais chez moi c’est ici, dans cette pièce, ce fauteuil, ces draps. Je me suis perdue. J’ai semé derrière moi le réel qui enchaînait mes pas mais je n’ai pas trouvé mes ailes pour m’y arracher entièrement. Je dérive. Je me laisse porter en fermant les yeux. C’est toujours le même train qui n’arrive pas, le même battement de coeur fragile et lointain. Je ne t’atteints que par mon souffle, mes mots, mes rêves et mes espoirs. C’est tellement peu, alors que j’ai tant besoin de renaître avec toi.»