«Tu es le seul essentiel qui me constitue. J’ai besoin de vivre avec toi, de sentir ta peau courir sous mes doigts, me suspendre à ton souffle, écouter ton coeur qui bat. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de ton amour mais je ne sais que te blesser. Je m’en veux d’être aussi dévastée, de ne plus savoir quoi faire et de ne pas arriver à te rendre heureux. Je suis perdue au milieu des décombres de mes certitudes, je ne peux pas me relever sans toi mais je n’arrive pas à croire que l’aurore viendra. Il fait noir, il fait nuit, je dérive et j’oublie. Si tu ne marchera bientôt plus avec une canne, j’ai l’impression d’être restée en fauteuil roulant. Je ne sais plus marcher, je ne sais pas comment faire pour que l’on puisse avancer sans se casser la gueule. Je ne voulais rien voir, rien savoir de ta fragilité. Je voulais que tu te sentes bien, que cela n’ait pas d’importance. Je t’aime et je t’aime entièrement, cela veut dire tout prendre en compte. Ça te laisse un peu plus lourd et un peu moins d’espoir à chaque fois, ça te laisse désemparé. On efface et on recommence. On ne peut pas effacer. On continue et on s’enfonce, comment fait-on pour se relever ? Je ne veux pas de silence entre nous. J’ai assé eu de silence durant ton sommeil. Seulement un jour, un jour, un jour que je ne vois pas venir. J’erre dans la nuit, je me cogne aux murs, je m’écrase sur la route et me perds dans les étoiles. S’il te plaît, prend-moi par la main et remontons le temps.»
«J’ai senti ta main dans la mienne, ta main glisser de la mienne. Et le noir est tombé sur nous. C’est la fin de l’idylle, le spectacle est fini, les projecteurs éteints. Mais… On n’avait pas fini de s’aimer, tout allait commencer là, dans la réalité. Alors, nous avançons dans l’ombre, nous avançons comme si ce n’était rien, le noir. Comme si nous y voyions quand même et nous nous cognions à des réalités que nous voulions occulter comme elles, elles nous avaient oubliés. Nous tombons, chacun de notre côté. Chacun de l’autre coté. De la réalité. De la scène. Je ne sais pas t’atteindre hors de cette lisière, entre les mots et les silences. Entre l’illusion et l’espoir. Je ne sais pas comment te rejoindre là où tu es tombée, là où tu as troqué tes cailloux pour des doutes. Là où tu t’es fracassée et d’où tu n’arrives plus à te relever. L’un et l’autre derrière ce mur invisible mais si imposant. Je n’ai que des mots à te souffler, des mots qui ne m’appartiennent pas. Je n’ai que ça, de l’inconsistant, du souffle, des bruissements, parce que ce sont les seuls à pouvoir infiltrer les murs comme celui-là. Et j’attends que tu crèves ce silence, un appel, un écho pour me guider, pas à pas, funambule sur le fil de tes mots, je n’ai peur que du vide de tes silences. De ta voix, suivre le son en oubliant le reste. Etre en éveil, à la moindre variation de tes états d’âmes. Au bout du noir, te trouver, te retrouver et te relever. Tant pis si l’aurore ne se pointe pas. Prendre à nouveau ta main, rallumer les étoiles pour demain, quand le noir reviendra, et devenir alliés de la nuit.»

avril 22, 2008 à 10:10 |
Hello Fleur, un petit coucou chez toi depuis mon boulot.
Je repasserais lire ça plus en détails mais c’est agréable par chez toi.
See Nyuuu
avril 23, 2008 à 3:48 |
Merciii Beaucoup pour tes messages.
Sa m’a fait énormément plaisir!
Encore Merci!
Je t’ai répondu sur ta messagerie de ton blog…
Qu’est ce que c’est beau!
Rien que la présentation est magnifique!
Tout comme j’aime!
Je prendrais bien le temps de lire chaque texte et je te dirais ce que j’en pense…
C’est tellement beau…
Biz à toi.
Fascinati0ns .
mai 20, 2008 à 6:18 |
Ce soir, je vais supprimer mon blog sur cowblog. J’ai créé une autre île sur : http://http-presqu-ile.over-blog.com/
A bientôt
Presqu’île