«Comment te dire ? Les mots me paraissent tous dérisoires mais je vais tenter quand même de composer avec eux. Tu sais quand on est enfant nos parents nous racontent des contes de fées, de princesses, de héros intrépides, de méchantes reines et de pays merveilleux. Enfant tu t’endors calmement, rêvant que tu es une princesse endormie, un prince courageux pourfendant des dragons. Le temps passe, tu grandis, inévitablement. Tu te rends compte que la vie n’a rien d’un conte, qu’il n’y trop peu de fin heureuse et de justice. Tu t’écorches les rêves en te frottant chaque jour au quotidien et tes nuits deviennent blanches. Tu vis de grandes plages de temps qui se superposent les unes aux autres, sans saveur. Et puis… il y a eu toi.
Semblable à un rayon de soleil tu t’es glissé dans ma vie sans rien y déranger en y mettant juste un peu de chaleur. Mais déjà te retrouver chaque jour m’était nécessaire, déjà ta place dans ma vie était établie, comme ça, simplement. Je t’ai aimé dès nos premiers mots. Comment te dire que depuis ce jour la ma vie ne passe plus toute à fait de la même façon, ce n’est plus du temps vide, c’est du temps avec toi. Les nuits ne sont plus blanches mais baignent dans cette clarté orange. Tu as coloré mon monde qui depuis est aussi le tien. Quel est ton pouvoir magique ? Comment as-tu fait pour faire de cette vie sans sens un conte de fées ? Je te vois déjà te dire que cela n’a rien d’un conte, que tu n’es pas si fabuleux, que tu m’as fait du mal aussi. Ce n’est pas ce que je retiens de nous.
Tu es l’autre moitié de moi, ma part manquante, mon Parallèle. Un conte de fées c’est aussi fait de méchantes reines, de sorciers noirs, de zones d’ombres. Je souris. Je me dis qu’encore une fois je vais paraître niaiseuse à souhait mais je m’en fiche pas mal. Tu es mon prince, un prince atypique c’est certain puisque tu es ce prince citrouille avec des pouvoirs magiques insoupçonnés. Comment te dire comme je t’aime ? Je n’ai pas encore trouvé les mots mais je sais qu’à l’intérieur de toi tu le ressent. Tu es ce rayon vert sur mon horizon. Regarde, je tiens ta main dans la mienne et l’infini est là, juste là, aux creux de nos mains jointes. Alors je ne crains rien. Puisqu’on dit que l’amour est plus fort que tout, de mon souffle brûlant je mettrais ce monde à tes genoux. Tu vas vivre. J’ai foi en toi, j’ai foi en nous, mon Parallèle. Tu es mon poème, l’oxygène à ma flamme.»
