Constellations – Jack Johnson

janvier 15, 2009 par folespoir

 

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Elle est mes nuits blanches, mon espoir, mon tout
Elle est mes pensées, l’ombre éclairée qui me suit
Elle est la vague à mon âme qui sur mon île s’échoue
Elle est ma musique, ma folie, une ode à ma vie,

Elle est mes sourire-soupirs, mes voyages insensés
Elle est mon trésor sur cette terre désenchantée
Elle est mon souffle sur mon rouge et mon bleu
Elle est mon havre et mon paradis en mieux

Elle est mes doigts qui courent sur les mots
Elle est l’instant que je respire à demi-mots
Elle est la pluie d’or sur mes rêves tenaces
Elle est Princesse lunaire qui dessine dans l’espace…

…de nous

De nous.


Fly me to the moon – Frank Sinatra

janvier 7, 2009 par folespoir

 

 

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«1, 2, 3, soleil ! Toi, l’enfant-lune, moi et rien d’autre. De loin c’est vrai, on dirait un assemblage étrange, quelque chose d’improbable. C’est peut-être cela que j’aime, notre improbabilité. Sauf que nous sommes là, encore une fois, j’ai laissé ma main courir sur la feuille pour nous réunir. Nous voilà, léger, mystérieux, incompris mais heureux d’être ensemble. C’est nous et on est bien.»

 

Maybe not – Cat Power

novembre 19, 2008 par folespoir

 

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«Si rien ne bouge le ciel devient rouge. On est pourtant pas sur Mars me diras-tu, effectivement. Je reste dans un autre espace temps ou chaque jour est pareil. Ça ressemble à l’océan, l’espace, en beaucoup plus vide. Faire ce vide en moi, juste là au creux de mon âme pour ne plus rien sentir. Anesthésie par l’absence. Mes mains tremblent par moment, fermer les yeux, respirer et puis attendre le vent. Un vent de changement.»

 

Happy ending – Mika

avril 21, 2008 par folespoir

 

«Tu es le seul essentiel qui me constitue. J’ai besoin de vivre avec toi, de sentir ta peau courir sous mes doigts, me suspendre à ton souffle, écouter ton coeur qui bat. J’ai besoin de toi. J’ai besoin de ton amour mais je ne sais que te blesser. Je m’en veux d’être aussi dévastée, de ne plus savoir quoi faire et de ne pas arriver à te rendre heureux. Je suis perdue au milieu des décombres de mes certitudes, je ne peux pas me relever sans toi mais je n’arrive pas à croire que l’aurore viendra. Il fait noir, il fait nuit, je dérive et j’oublie. Si tu ne marchera bientôt plus avec une canne, j’ai l’impression d’être restée en fauteuil roulant. Je ne sais plus marcher, je ne sais pas comment faire pour que l’on puisse avancer sans se casser la gueule. Je ne voulais rien voir, rien savoir de ta fragilité. Je voulais que tu te sentes bien, que cela n’ait pas d’importance. Je t’aime et je t’aime entièrement, cela veut dire tout prendre en compte. Ça te laisse un peu plus lourd et un peu moins d’espoir à chaque fois, ça te laisse désemparé. On efface et on recommence. On ne peut pas effacer. On continue et on s’enfonce, comment fait-on pour se relever ? Je ne veux pas de silence entre nous. J’ai assé eu de silence durant ton sommeil. Seulement un jour, un jour, un jour que je ne vois pas venir. J’erre dans la nuit, je me cogne aux murs, je m’écrase sur la route et me perds dans les étoiles. S’il te plaît, prend-moi par la main et remontons le temps.»

«J’ai senti ta main dans la mienne, ta main glisser de la mienne. Et le noir est tombé sur nous. C’est la fin de l’idylle, le spectacle est fini, les projecteurs éteints. Mais… On n’avait pas fini de s’aimer, tout allait commencer là, dans la réalité. Alors, nous avançons dans l’ombre, nous avançons comme si ce n’était rien, le noir. Comme si nous y voyions quand même et nous nous cognions à des réalités que nous voulions occulter comme elles, elles nous avaient oubliés. Nous tombons, chacun de notre côté. Chacun de l’autre coté. De la réalité. De la scène. Je ne sais pas t’atteindre hors de cette lisière, entre les mots et les silences. Entre l’illusion et l’espoir. Je ne sais pas comment te rejoindre là où tu es tombée, là où tu as troqué tes cailloux pour des doutes. Là où tu t’es fracassée et d’où tu n’arrives plus à te relever. L’un et l’autre derrière ce mur invisible mais si imposant. Je n’ai que des mots à te souffler, des mots qui ne m’appartiennent pas. Je n’ai que ça, de l’inconsistant, du souffle, des bruissements, parce que ce sont les seuls à pouvoir infiltrer les murs comme celui-là. Et j’attends que tu crèves ce silence, un appel, un écho pour me guider, pas à pas, funambule sur le fil de tes mots, je n’ai peur que du vide de tes silences. De ta voix, suivre le son en oubliant le reste. Etre en éveil, à la moindre variation de tes états d’âmes. Au bout du noir, te trouver, te retrouver et te relever. Tant pis si l’aurore ne se pointe pas. Prendre à nouveau ta main, rallumer les étoiles pour demain, quand le noir reviendra, et devenir alliés de la nuit.»

 

The Scientist – Coldplay

avril 21, 2008 par folespoir

 

 

«La pluie tombe derrière la fenêtre, la pluie tombe et mes pensées filent avec elle. Si nous étions ensemble, ici et maintenant ce serait un bonheur trop grand pour que la vie l’accepte. J’avais dans ma tête anéanti et réfuté tous les obstacles qui s’opposaient à nous. Je ne leur ai accordé aucune importance et j’ai eu tort. J’ai eu tort de vouloir les effacer en les niant. Je dois faire avec. Faire avec ce temps qui passe sans toi, le travail qui passe entre mes doigts, et la vie qui file au loin de moi. Devenir allié du silence, ami des jours perdus. Ma vie se passe sans que j’y prenne part. Je la regarde se dérouler avec un détachement et un ennui profonds. Elle est vide de sens puisque tu n’es pas là pour l’habiter. Elle ressemble à un fleuve gelé, tout file en dessous de la glace et personne ne le voit. Mes drames intérieurs sont des courants d’eau claire qui me laissent plus fragile à chaque fois. Je suis le fleuve recouvert de glace, la vie glisse sur moi, le temps passe, mais le printemps ne vient pas. Il fait beau, les gens viennent, je m’occupe, je sors, je fais valoir mon droit d’existence. La glace est toujours là, la glace sera toujours là pour t’abriter en moi, trésor secret et intouchable. Je serai ton château fort, ni de pierre, ni de verre…»

«J’ai ouvert les yeux sur un ciel voilé. J’ai ouvert les yeux et la nuit avait filé… sous mes paupières. J’avais encore dû errer au bord du précipice de l’ennui là où les ombres s’allongent et deviennent plus grandes que nous, bien plus grande. Nul ne servait de courir, on ne sème son ombre qu’en s’envolant et je n’ai pas d’ailes. Je ne suis pas du ciel. Alors je suis resté planté sur ce banc glacé, à attendre je-ne-sais-quoi. Peut-être la mort, pour enfin renaître. Tu crois ce qu’il a dit ? Que nous sommes telles des bombes à retardement et que, à nous deux réunis, nous nous exploserions ? Ou serait-ce la Terre que nous ferions sauter ? J’ai eu tort, lui raison, toi espoir. Moi le noir, toi le rouge, lui le pouvoir, moi la folie, toi la passion, lui le dernier mot. Lui le dernier mot; Nous le silence. L’ennui c’est peindre en blanc sur une toile blanche. Les couleurs sont à venir, j’ai commencé à choisir une couleur. Je sais déjà ce que je souhaite dans ce ciel incertain. Je peindrai quand la peinture séchera, après la pluie. Un cerf-volant vole derrière ta fenêtre, un cerf-volant vole, crève le ciel d’un rayon vert et file vers toi…»

 

Hey there Delilah – Plain white T’s

avril 21, 2008 par folespoir

 

«Je glisse dans ce monde lentement, abîmes sans fin qui m’aspirent comme le temps, un air anodin, l’air de rien. J’existe sans parvenir à être moi. Je suis hors de moi, je glisse. À côté des autres, à côté de moi. Je ne fais pas exprès, je fais ce que je peux là d’où je ne suis pas. À me prendre par la main et avancer; à glisser ma main dans celles d’inconnus et à apprendre de leur vie, le furtif, le décousu. De profond, je ne saisis que leurs mots, leur silence, leur semblant et devine le reste, l’essentiel. L’essentiel ou l’insignifiant de l’être ? Là, sur le rebord du monde, c’est toujours le même voilier qui attend, le même train que je ne prends pas. Toujours la même étoile qui brille là haut. Le même écho. Fuir dans les étoiles et s’imprégner de rêves en filaments. Je n’atteints ni la mort ni la vie. Je m’ennuie. Et je fuis, en avant, en avant. Au plus près de toi, mais toi non plus, je ne t’atteints pas. Ou juste du bout des mots, au souffle de la voix. C’est tellement peu quand j’ai tant besoin de te prendre dans mes bras…»

«L’absence me broie. Je ne la fuis pas, je ne la combats pas. Elle est devenue mon ombre, l’espace qui se dresse entre le monde et moi. C’est doux de t’attendre mais bien cruel parfois. Je ne désir pas combler le vide, car rien n’est assez fort pour l’emplir entièrement sinon ta présence. Je ne suis plus vraiment là, je ne suis pas encore vraiment ailleurs. Je vis hors du monde, seul le temps m’atteint. Seul le temps décompte les jours, les semaines, les mois me retenant par le bras dans une réalité que je ne reconnais pas mais qui est la mienne pourtant. Je suis étrangère à la vie que je mène. J’ai l’impression que bientôt je vais rentrer chez moi, mais chez moi c’est ici, dans cette pièce, ce fauteuil, ces draps. Je me suis perdue. J’ai semé derrière moi le réel qui enchaînait mes pas mais je n’ai pas trouvé mes ailes pour m’y arracher entièrement. Je dérive. Je me laisse porter en fermant les yeux. C’est toujours le même train qui n’arrive pas, le même battement de coeur fragile et lointain. Je ne t’atteints que par mon souffle, mes mots, mes rêves et mes espoirs. C’est tellement peu, alors que j’ai tant besoin de renaître avec toi.»

 

Satellite – Indochine

avril 21, 2008 par folespoir

 

 

«Ma chambre est une galerie d’art et de rêve. J’ai semé la vie derrière la porte, à la recherche d’une trêve. Elle ne passe jamais le seuil de mon refuge, “pouce”. J’ai besoin de souffler. Ma chambre, mon refuge, une fenêtre sur notre monde. Je te retrouve dans les traits que tu as dessinés lisses pour adoucir le monde de mes nuits. Je vois encore ton poignet fin et élancé survolant le papier blanc. Y avait-il du vent ? Je commence une ballade à travers tes dessins, espace-rêve qui nous appartient. Je me dérobe en silence, je m’éloigne des sens; à chaque pas, à chaque fois, un peu plus près de toi. Il n’y a rien à dire, rien à expliquer, rien à déceler. Tout est là, ici, maintenant et à toujours; je remonte à la quintessence de notre amour. Le mystère reste dans la simplicité, à la portée d’un enfant qui regarde. J’ai le cœur qui tangue d’espoir, encore. Peut-être que nous sommes fous d’y croire. J’aime qu’on soit fous. Quelque part. Les mots sont inutiles, nous savons déjà… Qu’est ce qui nous brûle ? Qu’est ce qui nous pousse au hasard, entre le besoin, l’envie et la folie ? Et que reste-t-il après l’incendie, mon amour ? Tes yeux me répondent en couleur. Cendres. “Cendres de lune, petite bulle d’écume…” Au creux de ma main, je souffle un monde plus beau qui s’envole par la fenêtre. Il est allé renaître là-haut, tu vois ? Elle est où ta fusée orange ?»

«Ailleurs. Elle est ailleurs là où nos rêves transportent les possibles, là où personne à part nous ne l’atteindra. Si je ferme les yeux, je t’imagine assis en tailleur sur ton lit. La lumière dans ta chambre est douce et diffuse un halo orangé sur les feuilles que tu as accrochées au mur. Éveil des sens. Sur le papier je nous ai dérobé à la réalité, pris en otage, et réuni. J’y ai laissé courir la liberté des traits, la douceur de notre amour, l’espérance de nos rêves. Est-ce que chaque trait te dit combien je t’aime ? Tu sais, il y a l’odeur de la feuille, la fluidité de stylo noir, du feutre bleu et le tracé incisif du rouge. Je t’apprendrais mon amour, nous serons tout. Tout. C’est ça la fébrilité de mon envie, cette infinité d’images qui s’offrent à moi quand je me trouve face à la page encore blanche. Renaître à chaque nouveau dessin, créer nos lendemains, effleurer ta main. Que reste-t-il a faire lorsque le calepin arrive à sa fin ? Ton coeur me répond en silence. Continuer. Viens mon amour, cette nuit, je te la vole. Envole.»

 

Les étoiles filantes – Les Cowboys Fringants

avril 21, 2008 par folespoir

 

«Tu sais comme tout est fragile dans l’instant. Quand tu visiteras cette pièce, tu ne dérangeras rien. J’ai confiance en toi. Tu vois, sur les murs, j’ai peint des arbres et des océans. Je n’y connais rien à vrai dire mais j’imagine que ce doit être, peut être, comme ça. Toi, tu sais comment c’est, n’est-ce pas ? Évidemment, je ne dirais rien et puis surtout je ne te demanderais rien. Parce que c’est un peu stupide comme question et, au fond, je n’ai pas envie de savoir. Ça pourrait me rendre triste. Tu souris, je crois, devant un tableau de Staël. C’est étrange, ton sourire cache une cicatrice imparfaite. Tu survoles la peinture d’un geste tendre comme si tu voulais caresser les ailes des mouettes blanches qui volent et vivent dans les bleus de l’artiste. À quoi penses-tu alors que tes yeux dérivent sur mon livre inachevé ? Je n’ai posé les mots que sur les pages de droites, laissant libres celles de gauche pour accueillir tes échos… Tu lèves la tête et découvres mon plafond. Invisible. Ou peut être simplement qu’il n’y en a pas. Et s’il pleut ? Moi j’aime la pluie.»

«Echo de mes silences, je trace des mots au son de ta respiration. L’encre coule sur la page, je lie et délie, invente et réinvente. Je regarde les murs, ils m’enchantent. Je ne te dirais pas, la couleur de l’océan, ni les reflets des arbres mais un jour, je prendrais ta main pour dessiner avec toi. Alors que tu dors, je t’esquisse dans ton sommeil avec la douceur du crayon à papier. À quoi rêves-tu ? Poursuis-tu des cerfs-volants qui s’envolent dans le bleu du ciel ? Je te regarde dormir. Au-dessus de nous les étoiles brillent, voûte du ciel, courbe du monde. De mon passage auprès de toi je ne laisserai aucune trace si ce n’est des mots bleus glissés sur quelques pages. Je ne finirais pas l’inachevé en tuant sa beauté d’être. Tu t’agites mais n’ouvre pas les yeux, ton cerf-volant a dû s’accrocher dans un arbre ou a disparu derrière l’horizon. J’effleure ta joue, te voici sur une plage à regarder les mouettes danser. Ballet aérien. Je dépose un baiser sur ton front, il est temps que je file. La main sur la porte, je lance un adieu aux étoiles. Invisible. Ou peut être est-ce déjà l’aurore. Et si elles tombent ? Moi j’aime les étoiles filantes.»

 

Stéphanie – Pierre Guimard

avril 20, 2008 par folespoir

 

«La jeune fille était accoudée au balcon. L’air était frais, mais elle était de ceux qui ont toujours chaud à part lorsque cela les arrange. Elle regardait le soleil se coucher, disparaître derrière l’océan.Il est venu de très loin, au début elle n’apercevait qu’un point noir mais déjà elle savait que c’était lui. Elle est descendue sur la plage pour attendre sa venue et s’est assise face aux flots. Les vagues montaient puis redescendaient inlassablement, au rythme de ses pensées. Son coeur battait vite, mais il fallait attendre car il ne se pressait jamais. Il s’assis à côté d’elle et regarda l’horizon. Ses yeux passèrent sur ses tennis blanches, dont les lacets orange s’étaient usés au fil du temps. Il eut l’air un peu triste. Elle aussi.
– Tu sais, je n’attends rien de toi.
Les mots avaient fini par sortir, elle tourna alors les yeux vers lui, mais déjà des larmes montaient se perdre au bord de ses yeux. Elle ne voulait pas qu’il la voie pleurer.Ces mots lui firent une drôle de sensation dans la poitrine. C’était terriblement doux, tel un indicible espoir qui s’est immiscé en elle et lui. Un silence doux. Un espoir latent. Il ne dit rien encore. Une immensité s’empara de lui; à chaque battement de son cœur, plus rapide, plus fort, se libérait une vague déferlante, océan ravageant son île.

Il ne disait toujours rien, il cherchait son regard, qu’elle avait dissimulé dans l’horizon, pour tenter de retenir des larmes qui n’en pouvaient plus. Elles coulèrent, silencieusement. Il tendit une main délicate vers son visage pour recueillir une perlée tiède du bout de l’index. Puis ses doigts se déployèrent sur sa joue, lissant une mèche de sa chevelure brune, langueur d’une caresse infinie. Elle inclina un peu la tête en fermant les yeux pour sentir la chaleur au creux d’une paume tant attendue.
C’était plus fort que lui. Tous ces gestes qu’il pensait inutiles lui devenaient nécessaires et naturels. C’était plus fort que lui, il se rapprocha d’elle. Et ses lèvres rencontrèrent les siennes. Le temps s’était mu en cet instant fragile où deux âmes trop éloignées se retrouvaient, entières, par la force d’un au-delà sans nom.
Elle fit glisser sa tête sur son épaule et vint se blottir dans ses bras. Elle s’y sentait bien; elle découvrait un monde qu’elle avait si longtemps pressenti, un monde auquel elle appartenait et qu’elle avait enfin atteint. Là, aux creux de ses bras.
– Je n’attendais que toi, lâcha t-elle.
C’était terriblement bon, de l’écouter, de l’étreindre, de sentir ses cheveux balayer son visage. De l’aimer. Sa présence effaçait toute la peine passée d’une vie sans l’autre tel le poids d’un trop grand manque qui s’envolait. En cet instant. Enfin, il respirait. Enfin, il était libre, éperdument libre. Sa bouche, tout près de son oreille, lui murmura ses premières paroles :
– Je te cherchais. Allons, partons ensemble.
Au bord des ondes, ils faisaient tourner leur monde, portant un ailleurs qu’aucun autre ne saurait vivre. Ils semèrent des notes sous leur talons tandis que l’écume des vagues, en fines particules, envolèrent leurs noms. Les noires, les croches et les triolets comme les doublures subtiles des gouttes qui glissent à côté… ronde d’une balade qui n’en finit jamais.»